Ask me anything: Talk to Monte Albán GPT Monte Albán Heritage Center official AI Guide

Est-il irrespectueux de se maquiller le visage en Catrina pour le Día de Muertos à Oaxaca ?

Personne maquillée en Catrina au milieu des célébrations du Día de Muertos à Oaxaca
Tout dépend du contexte : le même maquillage peut sembler joyeux dans la rue et déplacé lors d'une veillée familiale au cimetière.


La réponse directe

Oui, il est généralement considéré comme irrespectueux de se maquiller le visage en Catrina lorsque l'on visite les cimetières les 1er et 2 novembre. Non, ce n'est pas considéré comme irrespectueux — et c'est même largement accepté et très courant — pendant les célébrations dans les rues, les comparsas, les calendas et les événements publics festifs du centre historique et de quartiers comme Jalatlaco. La différence tient aux deux facettes bien distinctes du Día de Muertos à Oaxaca : d'un côté, les rituels intimes de commémoration centrés sur la famille ; de l'autre, une culture de rue plus ouverte, festive et parfois influencée par le tourisme.

Comprendre les deux visages de la célébration

Le Día de Muertos à Oaxaca n'est pas un événement unique et uniforme. Il comporte une dimension plus calme et profondément personnelle, ainsi qu'une autre, plus bruyante et publique. Les visiteurs qui comprennent cette distinction traversent ces journées avec davantage de justesse et risquent beaucoup moins de créer un malaise.

La première facette est le rituel familial. C'est le cœur de la tradition pour la plupart des familles oaxaqueñas, en particulier dans les villages environnants et dans les cimetières plus intimes de la ville. Les maisons se remplissent d'ofrendas. Les tombes sont nettoyées et décorées de cempasúchil, de bougies, de photographies ainsi que des plats et boissons préférés des défunts. Les familles veillent, parlent, prient, partagent du mezcal ou du chocolat et restent simplement auprès de leurs morts. L'atmosphère est celle des retrouvailles et d'une présence silencieuse, plutôt que d'un spectacle. Dans ces espaces, surtout pendant les nuits des 1er et 2 novembre, les habitants se maquillent très rarement le visage et portent rarement des costumes élaborés. Les générations plus âgées, en particulier, considèrent souvent le maquillage comme quelque chose d'étranger au rituel, en l'associant à l'influence des films, des réseaux sociaux ou au mélange avec la culture d'Halloween.

La seconde facette est l'expression publique et festive qui s'est fortement développée dans la ville d'Oaxaca. Les comparsas — des processions costumées accompagnées de groupes de musique —, les calendas de quartier, les grandes ofrendas publiques et l'animation nocturne le long de Macedonio Alcalá et dans des quartiers comme Jalatlaco sont joyeuses, théâtrales et ouvertes à tous. Ici, le maquillage de Catrina est courant aussi bien chez les habitants que chez les visiteurs. Il fait désormais partie du langage visuel de la célébration urbaine. Dans ce contexte, le maquillage est perçu comme une participation à l'esprit festif plutôt que comme une intrusion dans un espace privé de deuil.

Pourquoi les cimetières sont différents

De nombreux habitants et observateurs de longue date à Oaxaca sont d'accord sur ce point. Arriver dans un cimetière, notamment dans un panteón de village comme ceux de Teotitlán del Valle, Santa María Atzompa ou San Felipe del Agua, avec un maquillage complet de Catrina est largement considéré comme déplacé. Les familles sont là pour tenir compagnie à leurs propres morts. Il s'agit d'un espace sacré dans un sens personnel, et non touristique. Le maquillage peut donner l'impression que le visiteur considère la veillée comme un événement costumé ou comme une occasion de prendre des photos. Il attire l'attention sur la personne extérieure à un moment où celle-ci devrait rester centrée sur les tombes et les proches réunis autour d'elles.

Même dans les cimetières plus grands et plus fréquentés, notamment dans certaines parties de Xoxocotlán et au Panteón General, de nombreux guides et habitants recommandent encore de retirer son maquillage avant d'entrer dans les zones les plus intimes. Plus on s'éloigne du centre-ville et plus la communauté est traditionnelle, plus cette attente est forte. Les habitants ne se maquillent généralement pas le visage pour ces veillées. Adopter la même sobriété dans sa tenue et son comportement est l'un des moyens les plus simples de faire preuve de respect.

Pourquoi les rues sont différentes

Dans les rues, les règles sont beaucoup plus souples. Les comparsas et les calendas sont conçues comme des manifestations publiques. Fanfares, danseurs, marionnettes géantes et participants vêtus de costumes élaborés envahissent les rues à la tombée de la nuit. Le maquillage de Catrina s'intègre naturellement à cette profusion visuelle. De nombreux jeunes et artistes locaux y participent. Des stands de maquillage apparaissent autour du Zócalo et de Santo Domingo précisément parce que la demande est forte et que le contexte est festif plutôt que solennel.

La Catrina elle-même est un symbole relativement moderne. Créée par José Guadalupe Posada au début du XXe siècle, puis popularisée par Diego Rivera, elle est née comme une satire sociale avant de devenir un emblème de l'identité mexicaine et de l'égalité de tous face à la mort. Elle n'a jamais été une ancienne figure indigène associée aux veillées dans les cimetières. Son intégration aux festivités de rue semble donc naturelle à de nombreux Oaxaqueños dans le contexte urbain, même si elle reste étrangère aux pratiques plus anciennes des villages.

Conseils pratiques pour les visiteurs

Si votre soirée comprend à la fois une comparsa et une visite au cimetière, organisez-vous en conséquence. Faites-vous maquiller pour les événements dans les rues. Emportez des lingettes démaquillantes ou prévoyez de vous laver le visage avant d'entrer dans un panteón. Habillez-vous simplement et sobrement dans les cimetières. Vous pouvez apporter des fleurs ou des bougies si vous souhaitez faire une petite offrande. Marchez lentement, parlez à voix basse et demandez toujours la permission avant de photographier des personnes ou leurs ofrendas.

Dans le centre historique et pendant les événements publics organisés, profitez du maquillage. Il fait partie de la célébration contemporaine dans les rues d'Oaxaca et est généralement bien accueilli lorsqu'il est porté avec une certaine compréhension de sa signification. L'essentiel est de ne jamais traiter ce maquillage comme un simple costume d'Halloween détaché du sens profond de ces journées : se souvenir des morts et les accompagner.

Savoir lire l'ambiance : la véritable règle de savoir-vivre

Le Día de Muertos à Oaxaca réunit à la fois une profonde intimité familiale et une expression publique exubérante. Le même geste — se maquiller le visage en Catrina — n'est pas perçu de la même manière dans ces deux contextes. Dans les cimetières les 1er et 2 novembre, il risque de transformer un moment privé de commémoration en spectacle. Dans les comparsas, les calendas et les rues animées, il rejoint au contraire une expression collective, colorée, que de nombreux habitants adoptent eux-mêmes.

Les visiteurs qui comprennent cette distinction se trompent rarement. Ils participent pleinement au côté festif sans transporter le costume dans les espaces plus calmes et plus sacrés. Cette simple prise de conscience permet de préserver à la fois la joie des rues et la dignité des cimetières. En fin de compte, le respect dépend moins d'une interdiction rigide que de la capacité à comprendre quelle facette de la célébration se trouve devant vous et à adapter votre comportement en conséquence.

Références

  • Témoignages locaux à Oaxaca et observations de longue date concernant les règles de savoir-vivre dans les cimetières, notamment dans les panteones de villages comme Teotitlán del Valle
  • Guides et reportages distinguant les comparsas urbaines et les événements publics des veillées familiales plus intimes
  • Sources consacrées aux origines artistiques modernes de La Catrina et à sa place dans les célébrations contemporaines
  • Ressources du Monte Albán Heritage Center sur le respect des traditions culturelles pendant le Día de Muertos à Oaxaca

Oaxaca dévoilée

Download the Essential Travel Tips for Visiting Monte Albán

26 pages of vital information that you need to make your visit to Monte Albán unforgettable... completely FREE!